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Le cyclone du 24 février 1932

 

Lettre du 18 février 1981 à sa fille Anne-Marie Lefebvre

 

 

 « BOURAIL, le 24/02/1932, .... ce jour là j’avais quitté la mine TENE à Bourail où j’étais en service de surveillance.
Le personnel asiatique s’était révolté contre les contremaîtres qui les maltraitaient sans cesse!! J’avais été envoyé sur cette exploitation minière sur décision du gouverneur pour servir d’arbitre entre la direction et le personnel ouvrier. J’y suis resté près d’un mois, or un soir l’adjudant Vidaillet qui commandait la brigade de Bourail m’a téléphoné pour me demander de réintégrer la brigade pour cause de manque d’effectif- donc le lendemain à 4 heures, j’ai rejoint le poste par le premier train de minerai de nickel qui se rendait à son quai de déchargement à l’embouchure de la rivière La Néra rive gauche ; à mon arrivée l’adjudant m’a dit qu’il devait transférer un détenu à l’ile Nou et qu’il me confiait la brigade. »

« J’avais un rapport à fournir journellement au gouverneur sur l’état d’esprit qui régnait sur la mine, dès mon installation, j’entreprenais ces écritures, vers midi, je constatais que le vent s’activait ; déjà dès le matin le postier m’avait prévenu du passage sur l’ile d’une tornade...
Dès les premières heures de l’aprèsmidi, le vent s’est levé avec violence pour dégénérer en forte tempête - Le poste de Bourail était balayé par de fortes rafales de vent, une rangée de cocotiers adultes était cassée ou déracinée, les branches de flamboyants voltigeaient en l’air. Seul au poste, j’ai fait mettre les familles de gendarmes à l’abri dans les caves - toute la toiture de la brigade avait été emportée et se trouvait sur les pentes du poste - j’avais commandé au planton indigène de rentrer les six chevaux dans leurs stalles - A la nuit tombée, le cyclone faisait rage ! Mon planton parti au centre, revient en me disant que le village est détruit par le cyclone.
Aussitôt, je fais sortir des prisons les prisonniers asiatiques - 17 leaders du mouvement de révolte à la mine Téné -- Avec ce groupe, nous partons au village pour secourir les habitants.
Je suis en tête... les cocotiers sont tombés en cet endroit et obstruent le portillon. Pris dans une rafale de vent, je suis projeté jusqu’en bas du talus.
Notre direction décidée au départ est de nous rendre à l’hôpital où des malades ou femmes en couche n’ont plus d’abri. Ce travail fait, nous continuons dans le centre où là nous trouvons de nombreuses personnes cachées sous des tables, d’autres ensevelies sous les décombres. Nous terminons à l’école des soeurs où là les bâtiments vétustes se sont écroulés. A notre arrivée, les bonnes soeurs s’exclament en disant que je suis le sauveur !!!
Après le passage du cyclone, la pluie se met à tomber à torrent, les rivières inondent toute la partie basse de Bourail, les maisons sont inondées, là changement de décor, il faut aider les habitants à sortir leurs denrées périssables de chez eux, sortir aussi les véhicules autos qui sont garés près des cours d’eau - Nous avions quitté le poste à 20 heures, il est 9 heures du matin et nous continuons notre besogne de sauvetage - Là, je décide d’arrêter et d’aller chez Bressler, restaurateur, pour y manger un casse-croûte.
Les routes menant à Bourail étaient coupées par les crues, des arbres abattus barraient la chaussée, quelques jours après ce début de déluge, les autorités civiles et militaires suivies de la troupe du bataillon du Pacifique sont arrivées sur place pour aider les habitants sinistrés, le Colonel Almaric qui commandait m’a demandé de descendre du poste pour venir à la mairie où la troupe venant d’arriver, là il a prononcé un court discours dans lequel il vantait mes mérites de soldat lors d’un danger et sur ce, il me citait à l’ordre général des troupes du groupe du Pacifique tout en me proposant pour la médaille militaire. J’avais six ans de service. Quant aux prisonniers asiatiques (Tonkinois), sur demande du gouverneur, je répondais qu’il serait humain de les gracier, ce qui fut fait - Voilà l’histoire telle qu’elle s’est déroulée, encore maintenant lorsque je passe à Bourail, certains habitants se souviennent et m’appellent le gendarme du cyclone
».

Cet événement tragique a pourtant eu une fin heureuse pour ce gendarme...

« Au magasin Galinié, la toiture avait été arrachée - comme à l’église et à presque toutes les demeures. La fille du propriétaire, Fernande, alors âgée de 22 ans, lui a offert une tasse de café... En octobre de la même année, elle devenait son épouse. De leur union qui dura 53 ans, sont issus 7 enfants dont je suis la quatrième ». (Les nouvelles Calédoniennes du 9 septembre 2008)

Merci à sa fille Anne-Marie qui nous a transmis ce témoignage émouvant.
L’Adjudant-chef Germain Lefebvre sera proposé pour un nom de rue de la ville de Bourail.

* * *

 

La première alimentation en eau de Bourail

 

 

Le premier réseau de distribution d'eau douce date de l'époque de la pénitentiaire. L'installation comprenait un puisard en bordure de la Douencheur et une chaudière qui alimentait une pompe à piston.
Monsieur De Saint-Quentin compléta ces installations avec un barrage sur la rivière Douencheur, un canal forcé et une turbine hydraulique « Francis ». Le puisard fut certainement surélevé pour recevoir ces nouvelles installations. La force de l'eau fait tourner la turbine, qui actionne par l'intermédiaire d'une roue dentée, une pompe double effet qui renvoie l'eau vers le réservoir.

Les besoins en eau grandissant au fil des années, des pompes de surface complétèrent ces systèmes.
A l'époque, les Bouraillais n'avaient droit à l'eau que de 6 heures du matin à midi.

Merci à monsieur Raymond Maurel pour ces précieuses informations.
Tous ceux qui auraient d'autres données sur le sujet, sont invités à les transmettre au Bourail Info.

* * *

 

Souvenirs d'école

 

                          

L’école St Joseph de Bourail a ouvert ses portes grâce au révérend Père de Thuret qui fit venir de France les premières religieuses maristes de St Foy-les-Lyons.

« Je suis rentrée à l’école St Joseph en 1928, alors que j’avais 5 ans, au cours préparatoire. Mon institutrice était Marie Victoire. Mes parents habitaient dans une maison où il y a le terrain de sport du Sacré-Coeur maintenant. L’école St joseph avait déjà trois classes en tôles, car le corps du bâtiment en dur était à construire. Elle était située à l’endroit actuel. Les classes étaient mixtes mais les cours de récréation séparées avec du grillage.

Elles jouxtaient à l’époque un grand terrain planté de cannes à sucres qui allait jusqu’à la rivière pour l’usine à Rhum., toute la partie jusqu’au lotissement Ballande était plantée. La scolarité était payante : 1O F en 1928, 15 F en 1937. Ainsi beaucoup de parents ne pouvaient envoyer leurs enfants à l’école faute de moyens. Les enfants éloignés (Brésil, Augé, Herlein) apportaient leur panier pour le midi. Il n’y avait pas encore de cantine. Puis il y eut l’internat construi par Mr Werquin qui jouxtait l’école avec quelques pensionnaires. L’année scolaire débutait le 20 février et finissait le 27 décembre, avec 15 jours de vacances en juillet. La classe avait lieu tous les jours, le jeudi était réservé au patronage et aux ballades. Nous n’avions pas d’uniforme mais manches obligatoires et jupes sous le genou.

Si les robes étaient trop courtes, on nous renvoyait à la maison, ou la soeur défaisait l’ourlet… chapeaux et chaussures obligatoires. Tous les élèves présentaient le certificat d’études qui se déroulait à l’école publique, située dans l’ancien couvent des femmes, en bas de l’école actuelle. Chaque journée commençait par le catéchisme, puis calcul mental, tables de multiplication qu’il fallait savoir sur le bout des doigts, puis morale (respect-politesse-discipline). Les soeurs nous enseignaient aussi l’histoire de France (pour le patriotisme) et sa géographie (avec des cartes muettes) où l’on devait connaître par coeur les départements avec leur chef-lieu. Les chants, les récitations, tout ainsi convergeait pour nous imprégner de la mère Patrie.

Nous avions des livres de classe, que je considère maintenant comme des merveilles. Pourquoi a-t-on supprimé la grammaire, les exercices et les dictées quotidiennes ? Nos parents et toute notre génération ne faisaient pas de fautes d’orthographe.
Quel malheur d’avoir perdu cette instruction.
»

(Propos recueillis par A.Jore)

 

 

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